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  Le téléphone portable fête ses 25 ans (?)
Usage  
  Par Mathias d Estais, le 10 avril 2013 à 14:15
 

 

Même si l'engin ne cesse d'évoluer, sa fonction de base - communiquer par la voix avec ses interlocuteurs sans contrainte notamment de lieu - n'est pas prête de disparaître.
Eh oui, le téléphone portable s'est imposé comme un outil indispensable de notre quotidien. 

 
> Mais au fait, comment ce produit a décollé ?
Tout doucement... En fait, le mobile n'a pas 25 ans mais il fête aujourd'hui ses 40 ans !
Cf l'article de l'Expansion ci-dessous.
Il a fallut 15 ans pour que la volonté marketing soit suffisante pour déclencher les investissements, en particulier d'infrastructure.
L'innovation, son usage et son marché, n'étaient pas compris.


> Pourquoi ?
Parce que quand on posait la question 'voulez-vous un téléphone mobile ?' la réponse était globalement non 'je ne suis ni livreur, ni PdG'

> Pourquoi cette réponse ?
Parce qu'il est impossible pour un sondé de se projeter dans un usage.
Chacun peut donner un avis sur un usage qu'il pratique, ou au moins qu'il côtoie, mais se projeter sur un usage qui n'existe pas est très difficile.
Curieusement, le fait d'éloigner le téléphone sans fil (qui existait déjà), pour le rendre "vraiment mobile", faisait apparaître des réponses totalement fausses et masquait la vérité.
C'est un peu comme si on lançait un sondage sur 'Seriez-vous prêts à payer 20€ par mois pour schtroumfer?'... c'est difficile de se prononcer...

> Alors pourquoi les divisions marketing des grands groupes persistent à poser des continuer de telles questions ?
Réponse 1 : Parce qu'il leur faut un rapport prouvant qu'ils ont pris la bonne décision
Réponse 2 : Parce qu'ils n'en ont pas
Réponse 3 : Je ne sais pas
Réponse 4 : nsp

Cela dit, force est de constater que la pratique de l'enquête conso en innovation chute largement au profit des études quali, sémio, use tests, qui ont tout de même beaucoup plus de sens !
Je ne pense pas qu'une telle aberration puisse encore se passer aujourd'hui... et vous ?

 

 
  Pour en savoir plus : http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/le-telephone-portable-fete-ses-40-ans_378718.html?fb_action_ids=10151508599957311&fb_action_types=og.recommends&fb_source=other_multiline&action_object_map={%2210151508599957311%22%3A465255193548155}&action_type_map={%2210151508599957311%22%3A%22og.recommends%22}&action_ref_map=[]  
 
 
   
 
  Trotteur pour adulte.. trotinette inversée...? bref le FLIZ quoi !
Usage  
  Par Maxime Vauprès, le 7 mars 2013 à 16:23
 

Concours du design James Dyson 2012, un ORNI (objet roulant non identifé) fait son apprition : le Fliz

Une draisienne pour certain...un trotteur géant pour d'autres...

dans tous les cas la sensation de se lancer puis de décoler du sol.

C'est un peu comme se lancer à toute vitesse dans un rayon d'hypermarché, aux commandes d'un caddie, ... de façon plus jouissive.

L'ergonomie d'installation semble néanmmoins complexe, le redressement du tronc pour reposer les muscles posturaux au niveau du coup parait impossible, et le calage des pieds à proximité des rayons n'en est pas moins périlleux.

http://dailygeekshow.com/2012/09/11/accrochez-vous-voici-fliz-un-velo-sans-pedale-et-sans-selle/

Le fliz est une forme de "bike and run", offrant à priori des sensations nouvelles et une image tout à fait "particulière.

Et puis finallement, nous avons tous en nous " l'esprit d'Icare ", si le Fliz nous permet de commencer à "décoller"... pourquoi pas !

 
 
 
   
 
  Vous avez dit approprié?
Usage  
  Par Jean-Yves Corbin, le 28 janvier 2013 à 16:01
 


... exemple d'usage détourné (dans son ergonomie!) qui démontre l'intérêt de l'observation et de la prise en compte des usages réels des produits par les utilisateurs, de leurs détournements et de la fléxibilité utile et nécessaire... je suppose que cette posture d'usage ne figure pas dans la notice, probablement pas plus que celle, bien plus courante, de l'ordi posé sur les genoux de l'utilisateur vautré dans son lit ou sur son canapé. Pourtant dans la 'vraie vie', pas celle des notices et normes, elles existent !

Si les concepteurs ne peuvent pas envisager l'étendue des usages et détournements possibles, au moins faut-il chercher à concevoir des produits qui offrent une liberté suffisante d'appropriation par son utilisateur ...

N'est-ce pas d'ailleurs ce qui fait le succès de l'usage des smartphones dont l'équipement permet une variété d'usages et une adaptabilité à des variétés de situations qui le rendent indispensable?

 
 
 
   
 
  The Greatest Candle In The World
Usage  
  Par Jean-luc ALFONSI, le 25 janvier 2013 à 09:36
  Quand je vois ce produit je suis intrigué par l'essence même du projet qui lui a donné naissance, et qui semble plutôt provenir d'une recherche de solution au problème environnemental dû aux déchets d'huiles usagés non recyclés.

Bravo à la réponse qui a été trouvée et qui prend la forme d'une bougie à faire soit même et qui se prépare tout simplement en mélangeant votre huile de friture à une poudre dédiée.

 

 
Techniquement, l'objectif de cette poudre (que j'imagine comme une sorte de sel qui déclencherait une cristallisation) est de faire remonter la température de solidification pour transformer votre huile domestique, qui doit se solidifier aux alentours de 5°C, en une sorte de graisse végétale qui se trouve à l’état solide à température ambiante.

Une réponse réussie sur tous les fronts  :
- qui responsabilise et fait changer les comportements par des incitations positives : en récompense de mon acte de recyclage, je reçois "La meilleure bougie du monde".
- qui reste dans l'univers de la cuisine (dans tous les sens du terme), ce qui peut même permettre aux restaurants de participer à la démarche.
- qui conserve un lien entre pratiques anciennes (pour ceux qui ont connus les mèches qui flottaient dans l'huile de friture récupérée) et modernité en y apportant une réponse esthétique qui de plus fait disparaître les odeurs de friture.
- qui capitalise sur l'artisanat de la bougie sans ses complications et ses risques : ici on mélange une poudre à de l'huile de friture, on passe le tout 2 minutes au micro-onde et un quart d'heure après on obtient une jolie bougie prête à l'emploi.

Sans oublier d'autres avantages non négligeables :
- Facile à distribuer (par rapport au poids, à la réglementation sur la distribution de combustible)
- Stabilité des coûts de matière première (contrairement aux paraffines de bougies actuelles qui sont issues du pétrole et dont le prix est indexé sur une matière en voie d'épuisement)

Cela dit, je demande à voir la constitution de cette fameuse poudre pour savoir si mon micro-onde ne va héberger qu'une banale réaction culinaire ou bien une de ces réactions chimiques qui m'obligerait à le mettre en quarantaine le temps d'oublier sa dernière utilisation.
 
 
 
   
 
  Bien au chaud derrière mon rideau...
Usage  
  Par Jean-Yves Corbin, le 24 janvier 2013 à 22:50
 

Voici un produit simple et de bon goût! La majorité des dispositifs d'isolation et d'économie d'énergie nécessitent des travaux lourds et souvent coûteux. Ici il suffit de poser une doublure sur son rideau ou de faire des rideaux intégrant cette doublure pour bénéficier d'un gain d'énergie et de confort appréciable si l'on en croit les informations fournies par le fabricant.

 
  Pour en savoir plus : http://www.ecobymoondream.fr/  
 
 
   
 
  Clavier virtuel
Usage  
  Par Mathias d Estais, le 20 novembre 2012 à 15:56
 

Jusqu'où l'intelligence humaine poussera l'exploitation de cette machine qu'est IPhone ?

 

Voici un projet de clavier fonctionnant par écoute et décodage de la 'signature sonore' créée lors de la frappe.

 

 

 

Même si sa fiabilité est encore douteuse aujourd'hui, on peut penser qu'elle le sera demain, pour IPhone 5 ; ou 6 au pire !

Ces projets de clavier virtuel/écran tactile me ramènent en 1995 lorsqu'on travaillait à cela avec un collègue de pépinière. Ce qui alors était de l'hyper-technologie imposant trois microphones distants pour localiser par triangulation, et imposait aussi un outil d'écriture standardisé émettant des vibrations, est aujourd'hui devenu une évidence et en passe d'être accessible à une 'simple' téléphone.

 

1995...2012.. à peine plus de quinze ans pour voir le téléphone mobile s'imposer comme la bête technologique omni-usage incontournable. Et le plus étonnant est que ma propre femme, pourtant dans un profil situé diamétralement à l'opposé des consommateurs manifestant une attirance technologique, en a maintenant deux dans son sac !

 
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Après le virtuel, retour à la réalité et au XVIXè siècle .... ou presque! avec dans le même registre cette incroyable invention : l'iPad machine à écrire ! http://youtu.be/EozwYbMTtS0 Il y a des inventions intemporelles :) et des gens créatifs ! Pour la petite histoire: Le 7 janvier 1714, le premier brevet concernant une machine à écrire est accordé par la reine d’Angleterre à un ingénieur anglais nommé Henry Mill
 
  Commentaire de Anne-Laure Humblot, le 9 janvier 2013 à 15:22
 
 
   
 
  Sadisme matériel ???
Usage  
  Par Jean-luc ALFONSI, le 14 novembre 2012 à 11:45
 

Ce matin en allant chercher mon aspirateur dans son antre de rangement, j'ai pris conscience d'un sentiment envers l'autre que je croyais limité aux autres humains! En voulant le prendre par la zone qui lui servait de poignée, très esthétiquement placée là ou elle ne devait pas être, je me suis trouvé obligé de me contorsionner tout en tirant sur la bête de toute mes forces, au point d'entendre le plastique craquer, pour enfin réussir à le sortir de son domicile. Le plus étonnant de cette histoire n'est pas la situation, qui est finalement extrêmement banale, mais plutôt ce que j'ai ressenti en entendant les gémissements de sa carapace. Je me suis en effet légèrement inquiété de mon état à m'entendre penser très fort 'tiens, ça te va bien, saleté, tu n'avais qu'à être pensé plus intelligemment!' (oui, c'est bien à mon aspi que je m'adressais). Il y a t-il quelqu'un pour me rassurer? Vous aussi ça vous arrive de ressentir la même chose? Ce qui me rassure, c'est que la loi de Darwin semble aussi s'appliquer à nos machins domestiques, et si c'est dans note nature de réagir ainsi, on participe à une sélection naturelle qui ne laissera leur chance qu'aux produits les plus intelligemment conçus et particulièrement adaptés à nos besoins. PS : si vous aussi avez vécu le même type d'expérience, n'hésitez pas à m'en faire part...

 
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Il faut que tu lise L'engendrement des choses de Danielle Chabaud Rychter, chercheuse au CNRS qui a justement travaillée avec Seb. Je pense qu'elle à une réponse à ta question. Elle était venue nous faire une conférence en 2006, c'était passionnant. http://www2.cnrs.fr/presse/journal/576.htm. Ne t'inquiète pas, tu n'est pas le seul à parler à tes appareils, il y en a même qui donnent des fessées à leur smartphone!!
 
  Commentaire de Mathias, le 14 novembre 2012 à 23:08
 
 
   
 
  La revanche d'Edison !
Usage  
  Par Jean-Yves Corbin, le 1er août 2012 à 12:05
 

Voici plus d'un siècle, Westinghouse et Tesla imposèrent le courant alternatif face à Edison, qui prônait le courant continu. Les temps changent et les applications techniques également...

La multiplication des applications industrielles et domestiques utilisant le courant continu (appareils électroniques, éclairages…) conduit cependant à multiplier les alimentations qui convertissent le courant alternatif en courant continu.

Ce constat a amené le consortium DCC+G mené par Siemens et regroupant de nombreux grands intervenants du domaine à proposer la mise en place de réseaux de courant continu au sein des bâtiments. Cette ®évolution électrique permettrait de réaliser des gains énergétiques importants. Ici envisagée pour des applications industrielles et commerciales, on peut probablement également reconsidérer l’utilisation des énergies renouvelables et de leur stockage au niveau au niveau local/domestique. Quoi de plus tentant qu’une mini centrale électrique solaire et/ou éolienne alimentant un réseau très basse tension domestique, avec un stockage tampon sur batteries et une bascule secteur automatique. On limite les déperditions de transport et les problématiques de raccordements au réseau public. On pourrait dès lors connecter ses ordis, éclairages basse tension facilement …

Cela imposerait en particulier la création d’un standard très basse tension (12 volts par ex. comme pour l’automobile), qui pourrait être déployé dans les habitations, mais également un pas vers plus d’autonomie vis-à-vis des grands distributeurs d’énergie qui verront probablement d’un œil inquiet la prise d’autonomie de leurs clients…

 
 
 
   
 
  Chauds les lacets
Usage  
  Par Jean-Yves Corbin, le 1er août 2012 à 12:04
  Les lacets chauffants pour sécher les pompes!
Sympa et communicant (les lacets forment des fiches de connexion), mais chauffer le dessus de la chaussure n'est pas très optimal (on chauffe un petit peu la chaussure, peu la semelle et beaucoup la pièce!).

Pourquoi pas une semelle chauffante et un connecteur sur la chaussure pour la brancher au transfo comme il en existe pour le ski? Aussi peu encombrant pour le voyage et beaucoup plus efficace.
Partant du fond de la chaussure, la chaleur monte naturellement par convection pour évacuer l'humidité par le haut et la tige de la chaussure. La résistance électrique est par ailleurs installée sur un composant moins sollicité mécaniquement que les lacets.


 
 
 
   
 
  Innovation incrémentale ou innovation radicale?
Usage  
  Par Jean-luc ALFONSI, le 23 mai 2012 à 14:54
 

Tiens, une étude passionnante (au moins pour les passionnés de management de l’innovation).

http://www.design-blog.info/index.php?post/2012/03/28/Quand-lapproche-design-classique-ne-permet-pas-linnovation-radicale

 

 

Norman & Verganti, des grands de l’innovation, comparent différentes approches d’innovation et se demandent si le design permet d’aboutir à de l’innovation radicale.

J'en retiens deux (pour le reste il faudra lire l'étude complète, désolé): http://jnd.org/dn.mss/Norman%20%26%20Verganti.%20Design%20Research%20%26%20Innovation-18%20Mar%202012.pdf

 

1- Approche centrée utilisateur (on connaît plutôt bien), qui consiste à se rendre compte des besoins d’aujourd’hui dans un champ de réflexion bien borné amène à de l’innovation incrémentale.

2- En revanche une observation plus large des évolutions sociétales, afin de pressentir les envies de demain permet d’explorer des champs nouveaux et peut aboutir à de l’innovation radicale.

 

Ces deux types d’innovation sont complémentaires et peuvent se combiner à de l’innovation technologique. Je pense que le constat ne remet pas en question le fait qu’il faudra de toute manière penser aux utilisateurs finaux, soit à la loupe pour voir ce qui ne va pas, soit en démontant les systèmes existants pour en reconstruire de nouveaux de manière à satisfaire autrement de futurs utilisateurs (qui ne sont pas forcément les mêmes que les premiers!).

 

De mon point de vue, je pense que c’est en partie dans la deuxième approche que l’analyse systémique et l’incitation à de nouveaux usages écologiques peuvent vraiment prendre leur place. 

 
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J'ai bcp aimé cet article et la métaphore de la montagne peut être largement approfondie et enrichie notamment avec l'idée de jungle : en particulier, on voit une piste qui monte mais on ne sait pas si l'on est en train de gravir un sommet ou une simple scorie, pour le savoir il faut s'y aventurer avec tous les risques connus de la jungle... je vais approfondir cette métaphore car elle me semble pouvoir rassembler pas mal de situations méthodologiques !
 
  Commentaire de Mathias, le 31 mai 2012 à 09:07
 
 
   
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