Le marché de la couche-culotte assez est particulier en ce que l'offre influe considérablement sur le besoin (sigh!)
Aujourd'hui, qu'est-ce qui pousse le bébé à devenir propre puisqu'il est installé bien au sec dans son pipi? Rien. Le début de l'apprentissage de la propreté est couramment conseillé au parents à 27 mois... l'âge moyen de propreté est ainsi passé à 30 mois, alors qu'en 1960, 92% des enfants étaient propre à 18 mois ! ! Alors... la couche culotte jetable est-elle une libération pour les parents qui doivent ainsi gérer les changes et les kilos de couches pendant deux fois plus longtemps ??
Qui peut penser que c'est vraiment un bénéfice de bien-être pour le bébé ? Il est moins libre de marcher et d'évoluer... Pull-up a beau dire 'comme les grands', en fait elle pousse à rester petit plus longtemps sans se soucier de cette fonction primaire.
Je parle ici éducation et croissance, mais on pourrait parler aussi écologie et économie, car on est face à une gâchis économique et environnemental monstrueux !
Et maintenant, comme pour en remettre une couche, voici la couche-culotte qui Tweet quand elle est utilisée...
Le concept 'd'alerte de couche humide' existe depuis pas mal d'années, sous différentes marques.
Mais voilà que Huggies (P&G) l'assume et le lance en grande conso :
Pour ceux qui ne savait pas quoi tweeter, c'est top, mais est-ce vraiment un produit positif, je veux dire, est-ce qu'il est bon de généraliser au grand-public un produit considéré pour l'instant comme un accessoire spécialisé, destiné à des problèmes psycho et/ou moteur d'énurésie ?
Grâce à P&G, bébé va progressivement comprendre que pour appeler sa maman il est inutile de communiquer par la voix, il suffit de pisser... génial ! Pas besoin d'être pédopsychiatre pour savoir que c'est une absurdité pour le développement de la relation mère-enfant. Cette relation qui se construit progressivement à partir des réactions de part et d'autres ne va évidemment pas se clarifier...
Le marketing de la couche-culotte est souvent pris comme exemple des approches les plus fines... Effectivement, c'est certainement très fort puisque la résultante est que la mère est 100% réactive et que la couche est changées bien plus souvent... vive l'aliénation de la femme au pipi de leur chérubin, vive les bébés épanouis qui communiquent en multicanal !
Tout le monde commence à prendre des positions négatives sur les lunettes Google. Des problèmes sur le droit à l'image, en particulier en milieu critique comme l’hôpital, l'école ou la crèche, des problèmes de déconcentration des conducteurs, des problèmes de droits d'auteurs pour les œuvres et les artistes vus au théâtre, au cinéma, en concert, un outil parfait pour capter le code secret que vous saisissez pour un paiement CB, outil parfait aussi du voyeurisme en piscine, sur la plage, dans des cabines de magasins de fringues.
Bref, tout le monde s'excite négativement...
Personnellement, je trouve que c'est le signe d'un produit qui devient concret et du coup, je commence à y croire. Et même si ces sujets de critiques sont réels, il y a bien évidemment des solutions et des compromis à trouver pour les résoudre.
Ce qui me pose plus de question c'est d'une part la tête que j'aurais avec cet engin, et d'autre part l'impact que cela aura sur ma vision, car déjà j'ai beaucoup de mal à supporter des lunettes, mais avoir un bloc comme ça devant les yeux, ça me semble assez lourd... Réponse en 2014, car ce genre d'avis, ça ne se lit pas, et ça ne se résume pas à film ! ! !
Même si l'engin ne cesse d'évoluer, sa fonction de base - communiquer par la voix avec ses interlocuteurs sans contrainte notamment de lieu - n'est pas prête de disparaître. Eh oui, le téléphone portable s'est imposé comme un outil indispensable de notre quotidien.
> Mais au fait, comment ce produit a décollé ? Tout doucement... En fait, le mobile n'a pas 25 ans mais il fête aujourd'hui ses 40 ans ! Cf l'article de l'Expansion ci-dessous. Il a fallut 15 ans pour que la volonté marketing soit suffisante pour déclencher les investissements, en particulier d'infrastructure. L'innovation, son usage et son marché, n'étaient pas compris.
> Pourquoi ? Parce que quand on posait la question 'voulez-vous un téléphone mobile ?' la réponse était globalement non 'je ne suis ni livreur, ni PdG'
> Pourquoi cette réponse ? Parce qu'il est impossible pour un sondé de se projeter dans un usage. Chacun peut donner un avis sur un usage qu'il pratique, ou au moins qu'il côtoie, mais se projeter sur un usage qui n'existe pas est très difficile. Curieusement, le fait d'éloigner le téléphone sans fil (qui existait déjà), pour le rendre "vraiment mobile", faisait apparaître des réponses totalement fausses et masquait la vérité. C'est un peu comme si on lançait un sondage sur 'Seriez-vous prêts à payer 20€ par mois pour schtroumfer?'... c'est difficile de se prononcer...
> Alors pourquoi les divisions marketing des grands groupes persistent à poser des continuer de telles questions ? Réponse 1 : Parce qu'il leur faut un rapport prouvant qu'ils ont pris la bonne décision Réponse 2 : Parce qu'ils n'en ont pas Réponse 3 : Je ne sais pas Réponse 4 : nsp
Cela dit, force est de constater que la pratique de l'enquête conso en innovation chute largement au profit des études quali, sémio, use tests, qui ont tout de même beaucoup plus de sens ! Je ne pense pas qu'une telle aberration puisse encore se passer aujourd'hui... et vous ?
Sujet que j'attendais depuis un moment et qui se concrétise ici : une appli qui permet d'essayer des lunettes virtuellement.
En effet lorsque l'on a une mauvaise vue impossible de valider le modèle que l'on essaye pour valider son choix chez l'opticien, puisqu'on ne voit rien !
Ce que je faisais, perso, je demandais à l'opticien de me photographier avec mon mobile ! Ca marche mais ça bricole un peu ;-)
et pour aller plus loin, en annonce au TED avec un iPhone ou iPad, un scan du visage 3D permet d'implanter sur son visage les différents modèles que l'on veut tester.
Concours du design James Dyson 2012, un ORNI (objet roulant non identifé) fait son apprition : le Fliz
Une draisienne pour certain...un trotteur géant pour d'autres...
dans tous les cas la sensation de se lancer puis de décoler du sol.
C'est un peu comme se lancer à toute vitesse dans un rayon d'hypermarché, aux commandes d'un caddie, ... de façon plus jouissive.
L'ergonomie d'installation semble néanmmoins complexe, le redressement du tronc pour reposer les muscles posturaux au niveau du coup parait impossible, et le calage des pieds à proximité des rayons n'en est pas moins périlleux.
C'est génial quand même, ou plutôt, c'était génial.
En juillet 1992, alors que la couche d'ozone commençait à faire parler d'elle, que les Fréons devenaient politiquement incorrectes, Palmolive sortait son spray déodorant pump, 'à l'air pur'.
Dommage que cette solution ne se soit pas généralisée. Probablement une conception un peu lourde en plastique, mais une belle idée.
Remarquez ce geste évident bien que rupturiste la dernière seconde du film.
10 millions de marques intégrées depuis la semaine dernière dans la nouvelle version de la base de marque de l'OMPI (office Mondial de la Propriété Intellectuelle).
Des fonctionnalités intéressantes, par analogies, recherches figuratives, phonétique, ...
Une définition qui a son importance pour ce métier mystérieux qu'est le notre et qui souffre d'un manque de clarté pour plusieurs raisons :
- c'est un métier transversal, qui touche à tout
- c'est un métier en 'cours de définition' qui s'invente un peu plus chaque jour, et s'adapte à chaque projet
- c'est un métier qui s'expliquerait mieux par des exemples qui sont soumis à des closes de confidentialités
- c'est un métier dont on voit seulement le résultat, que l'on résume à un apport esthétique, sans appréhender le dessous de l'iceberg.
Voici une définition proposée par la direction de la prospective et du dialogue public du Grand Lyon (dans le dossier de la consultation en cours sur la prospective) :
«Design, entendu comme discipline de conception, intégrative, capable de produire des formes, de penser des usages, d’articuler les apports de l’anthropologie et de la sociologie, du marketing ou de la psychologie, et d’animer la rencontre entre différentes sphères professionnelles.»
A mon sens, cette définition du design va dans la bonne direction, mais je trouve un peu dommage qu'elle mette toujours un peu trop l'accent sur la forme que je repositionnerai au même niveau que le reste pour en finir avec l'image du designer qui ne travaille que sur la forme.
Personnellement, je préfère rappeler la définition qui était donnée à l'exposition de l'observeur du design :
'Sollicité en amont de projets, le designer accompagne l'enrichissement des cahiers des charges. Il amène son regard critique et constructif, sa capacité à réfléchir à une problématique de façon globale, sa volonté de relier tous les acteurs du projet. Ainsi en anticipant les contraintes et les besoins émergents, les métiers du design rendent tangible le développement de solutions nouvelles. Le designer contribue à créer de la valeur économique pour les entreprises ou les collectivités. Mais il contribue à bien d'autres apports de valeurs : valeur d'usage, valeur de marque, valeur esthétique, valeur technologique, valeur écologique, valeur de communication, valeur sociale et humaine... Chaque rencontre fructueuse entre un designer et son client est une rencontre qui fait sens autour de valeurs partagées.'